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    Parisien ou Champenois ?

     III-Un déclin progressif

Le grill de Longueville en août 1966 (Photo R.Gueant)  
Après la guerre, le dépôt de Longueville connaît sa dernière belle décennie. En 1945, il compte vingt sept engins:

       - une 130 A ,la 294
       - neuf 230 A, les 422, 427, 430, 446, 455, 462, 482, 495 et 497
       - seize 230 B, les 522, 566, 577, 583, 592, 606, 628, 632, 709,
                             801, 830, 847, 849, 851, 866 et 872
       - une 230 TA, la 709.

 Avec la réforme des 230 A et des 230 B 500,  les plus anciennes de la série, le
 dépôt se voit doté dès 1947 de 140 C, les 24, 132, 289, 522, puis 27 et 54. En
 1955, quatre 040 D ont été temporairement pensionnaires de Longueville, les 66,
 
La 140 C 58 sur le grill en août 1966 (Photo R.Guéant)267, 351 et 454.

Au début des années 60, le dépôt est encore actif, mais bénéficie surtout de l'absence de projet d'électrification de la ligne 4 Paris-Bâle. Les grands express sont encore remorqués par des 241 A, 241 P ou 141 P, mais Longueville se contente des "chiffonniers" et des omnibus locaux. Comme c'était déjà le cas à sa création, le dépôt sert de "maison de retraite" à des séries finissantes. C'est ainsi que la dernière "ten wheel" de vitesse de France, la 230 K 238, ultime représentante d'une série prestigieuse de l'Est, fit son dernier voyage de Longueville à Troyes le 10 août 1965 avec un train de marchandises omnibus.
Conséquence de la réduction de ses activités, le dépôt devient en 1964 une succursale du dépôt de Troyes, mais les 140 C continuent la desserte des lignes régionales, Flamboin-Montereau en particulier.

 
Une 150 X réformée en août 1966 (Photo R.Guéant)La grande place disponible sur les voies du faisceau conduit la SNCF à les utiliser pour stocker des locomotives réformées. On pouvait y
 voir notamment:
                              - les 141 P, les 59, 60, 274, 279 et 308
                              - la 150 X 160
                              - les 230 K 205, 207 et 250
                              - les 141 TB 403, 404, 406, 435, 444, 507et 509
                              - la 131 TB 32
                              - la 230 B 742
                              - les 241 A 1 et 58 (la A1 est au musée de Mulhouse)

 La fermeture est inévitable et intervient en 1967. A noter l'exploitation par les
 CFTA en traction vapeur de la ligne de Provins avec des 141 TB jusqu'à l'hiver
 1971-72. La vapeur à Longueville aura donc survécu quelques années au dépôt.

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