|
Les
vérins de levage
L'endroit
le plus spectaculaire de l'atelier est sans aucun doute l'aire de levage. Bien
qu'un petit dépôt comme celui de Longueville n'ait pas vocation d'effectuer
les grandes révisions, il devait pourtant être capable d'intervenir rapidement
sur le roulement des locomotives. Parmi les organes sensibles, les boites
d'essieux et leurs coussinets, permettant à la locomotive de reposer sur ses
roues, étaient parfois sujets à des chauffages (la "boite cuite" du
mécanicien Lantier à son arrivée au Havre, dans le film de Renoir "La
Bête Humaine"...).
Lorsque
l'accès aux boîtes d'essieux était indispensable, on démontait le système
de fixation des roues au châssis et on soulevait la locomotive (typiquement, 50
tonnes!). Une fois la locomotive assez haute, les roues, restées sur les rails,
pouvaient être évacuées hors de l'aire.
Actuellement, le levage
des locomotives au dépôt de Longueville est toujours pratiqué. C'est
l'opération essentielle des grandes réparations, le roulement des locomotives
préservées au moment de leur réforme étant souvent en mauvais état.
|
|