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Le Tacot des
Lacs Un authentique chemin de fer
secondaire au pied de la rotonde Ils ont disparu
trop tôt ! Si les jeunes générations ont appris
qu'il existait autrefois des locomotives à vapeur (après
tout, le panneau routier signalant un passage à niveau non
gardé représente toujours une locomotive à
vapeur...), bien peu savent qu'il a existé des chemins de
fer secondaires et que leur ampleur était considérable.Le développement des chemins de fer au XIXème siècle, plus particulièrement dans sa deuxième moitié, s'est effectué en France dans l'optique de créer un maillage aussi dense que possible. Le fameux "plan Freycinet" prévoyait que chaque chef-lieu de canton se verrait doté d'une gare. Lorsqu'il n'était pas justifié économiquement de construire une ligne à voie normale, on avait alors recours à la voie étroite, moins chère à construire car elle autorisait un tracé plus sinueux, épousant au mieux le relief du terrain. La contre-partie était en général une réduction des charges transportées et surtout une vitesse réduite, à cause du faible armement de la voie et se son entretien limité, plutôt qu'à cause des possibilités intrinsèques de la voie étroite. A l'image de ces chemins de fer "publics" existaient également de très nombreux réseaux industriels, dont certains pouvaient avoir une très grande ampleur. L'armée, plus particulièrement pendant le premier conflit mondial, avait été une grande utilisatrice de ces chemins de fer à voie étroite que le Génie pouvait rapidement mettre en place pour desservir les lignes de front en armenment et munitions. Très rapidement
concurrencés par la route avec l'avènement de
l'automobile et du camion, les chemins de fer secondaires ont
décliné dès les années trente, ce qui
explique qu'ils ne soient plus très présents dans les
mémoires, si ce n'est grâce à quelques gares encore
subsistantes. Dans les années 60, les chemins de fer
bettravriers de la Beauce et de la Brie ont été parmi les
derniers grands réseaux industriels à disparaître.
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